Les tensions internationales commencent à toucher directement le budget quotidien des Ghanéens. La Chambre des consommateurs de produits pétroliers prévoit une forte hausse des prix à partir du 16 septembre, avec un diesel pouvant atteindre en moyenne 19,07 cedis le litre.
L’essence pourrait monter autour de 16,26 cedis. Pour le diesel, la hausse attendue dépasse 10 % par rapport à la fenêtre de prix précédente. Le choc est principalement lié à l’envolée des cours internationaux du pétrole et des produits raffinés provoquée par la guerre au Moyen-Orient.
Le Ghana reste particulièrement exposé parce qu’il importe une grande partie de ses carburants raffinés. Même lorsque le cedi reste relativement stable, une hausse brutale des prix mondiaux se transmet rapidement aux transporteurs, entreprises et ménages.
COPEC demande au gouvernement d’utiliser des mécanismes de stabilisation ou d’autres mesures temporaires afin d’amortir l’augmentation. Une hausse durable du diesel pourrait rapidement se répercuter sur les transports, les produits alimentaires et les coûts de production.
La crise illustre la manière dont un conflit situé à plusieurs milliers de kilomètres peut se transformer en problème politique local. Si le gouvernement ne réduit pas le choc, la question du carburant pourrait devenir l’un des premiers tests économiques majeurs de cette nouvelle phase de tensions mondiales.







