Le Ghana affiche un objectif financier de long terme : retrouver une notation souveraine de catégorie « investment grade », c’est-à-dire un niveau jugé suffisamment solide par les grandes agences pour attirer plus facilement les investisseurs institutionnels. Le ministre des Finances Cassiel Ato Forson affirme vouloir inscrire les réformes actuelles dans la durée.
Le traumatisme de 2022 reste au centre du discours gouvernemental. À l’époque, l’endettement, la chute du cedi, l’inflation et la perte d’accès normal aux marchés internationaux avaient forcé Accra à restructurer sa dette et à demander un programme au FMI. Le gouvernement de John Mahama veut éviter qu’un retour de la croissance ou des recettes encourage à nouveau des dépenses impossibles à soutenir.
Pour convaincre les agences de notation, plusieurs variables compteront : discipline budgétaire, gestion de la dette, stabilité monétaire, qualité des institutions et capacité à maintenir les réformes au-delà d’un cycle politique. Forson insiste donc sur l’idée d’institutionnaliser les règles plutôt que de dépendre uniquement de décisions ponctuelles du ministère.
Le retour à une catégorie d’investissement n’est pas présenté comme imminent. C’est un objectif qui suppose plusieurs années de crédibilité budgétaire et financière. Pour le Ghana, l’enjeu est autant de réduire le coût futur de l’emprunt que de convaincre les investisseurs que la crise de 2022 ne sera pas répétée.






