La France a réuni le 17 septembre des responsables militaires européens et arabes pour réfléchir à la sécurité du Liban à l’approche de la fin de la mission de la FINUL. Les discussions à Paris ont porté sur les besoins de l’armée libanaise et sur les dispositifs qui pourraient compléter ou prendre le relais de la force de maintien de la paix des Nations unies dans le sud du pays.
La FINUL joue depuis des décennies un rôle d’observation et de liaison le long de la frontière entre le Liban et Israël. Son retrait ou sa transformation pose donc une question opérationnelle : qui pourra surveiller les incidents, soutenir l’armée libanaise et contribuer à limiter les risques d’escalade dans une zone où la situation reste fragile ? Les participants ont examiné les capacités de l’armée libanaise, ses besoins en équipement, en formation et en soutien logistique.
Aucun mécanisme de remplacement unique n’a été annoncé. Les échanges visent plutôt à préparer plusieurs options avant l’échéance de la mission et à renforcer les institutions libanaises. Pour Paris, qui conserve des liens militaires étroits avec Beyrouth, l’objectif est d’éviter un vide sécuritaire. La suite dépendra des décisions internationales sur la FINUL, de la situation sur le terrain et des engagements que les partenaires européens et arabes accepteront de prendre.






