FLASH INFO
Aller au contenu
Comprendre le pouvoir, les élections et les décisions publiques.

Soudan du Sud : dissolution surprise du gouvernement avant les élections

Salva Kiir assis devant les couleurs du Soudan du Sud.
Le président sud-soudanais Salva Kiir lors d’une apparition officielle.

Le président sud-soudanais Salva Kiir a dissous le gouvernement de transition après avoir promulgué des modifications importantes de la loi électorale. Le texte retire notamment l’obligation d’achever une Constitution permanente et un recensement national avant la tenue du scrutin. Les autorités présentent ces changements comme un moyen de lever des obstacles qui ont contribué aux reports successifs de la première élection nationale depuis l’indépendance du pays en 2011.

La dissolution du gouvernement intervient alors que le Soudan du Sud entre dans une nouvelle phase de préparation électorale. L’inscription des électeurs n’a toutefois pas encore commencé, ce qui maintient une forte pression sur le calendrier. Les amendements prévoient aussi que l’exécutif en place conserve ses pouvoirs constitutionnels pendant la période électorale jusqu’à l’entrée en fonction d’un président élu. Le Parlement national doit parallèlement être réduit par rapport à sa configuration de transition.

Ces décisions ne font pas consensus. Une coalition d’opposition signataire de l’accord de paix de 2018 a rejeté les modifications, estimant qu’elles avaient été adoptées sans consultation suffisante entre les parties concernées. Le contexte politique reste également tendu : Riek Machar, rival historique de Salva Kiir et dirigeant du SPLM-IO, est assigné à résidence depuis 2025 et fait l’objet de poursuites qu’il conteste. La direction de la commission électorale a par ailleurs été changée quelques jours avant l’annonce.

Le point central est désormais la capacité des institutions à organiser matériellement le scrutin dans les délais annoncés. La suppression des prérequis constitutionnels et démographiques facilite juridiquement la tenue de l’élection, mais elle ne règle pas les difficultés logistiques, sécuritaires et politiques. L’évolution de l’enregistrement des électeurs, du fonctionnement de la commission électorale et du dialogue avec les forces d’opposition permettra de mesurer si le nouveau cadre débouche réellement sur un vote national.

Le Brief du pouvoir

Les faits politiques à comprendre, les décisions publiques et les rendez-vous à suivre.

Recevoir le brief

Le formulaire d’inscription s’ouvre sur Brevo. Utilisez le lien de confirmation reçu par email.

Confidentialité

Enregistré uniquement sur cet appareil.

À consulter : L’Agenda Politique — Demain.

Articles recommandés