Le Sénégal veut utiliser davantage ses propres ressources énergétiques pour alléger la facture d’électricité. Le gouvernement estime qu’une combinaison de gaz domestique, de renouvelables, d’efficacité énergétique et de réforme des subventions pourrait permettre une baisse des coûts allant jusqu’à environ 30 %. L’objectif est de réduire la dépendance aux combustibles importés, dont les fluctuations pèsent lourdement sur les finances publiques et les tarifs supportés par l’économie.
La stratégie repose notamment sur la montée en puissance des nouvelles ressources gazières et pétrolières, dont le projet gazier Greater Tortue Ahmeyim et les développements futurs comme Yakaar-Teranga. Dakar veut orienter une partie du gaz vers la production électrique afin de remplacer des combustibles plus coûteux. En parallèle, le gouvernement prévoit de concentrer davantage les aides sur les ménages vulnérables, les transports publics et certains secteurs productifs plutôt que de maintenir des subventions générales bénéficiant à tous les consommateurs.
Une baisse de 30 % ne constitue toutefois pas une réduction immédiate et garantie de chaque facture. Elle dépend du rythme de disponibilité du gaz, des investissements dans les centrales et réseaux, du coût des contrats et de la façon dont la réforme tarifaire sera appliquée. L’enjeu est donc double : produire une électricité moins chère et faire en sorte que les économies réalisées soient effectivement répercutées sur les consommateurs sans fragiliser la Senelec ni les finances de l’État.



