Le président zambien Hakainde Hichilema a été officiellement réélu pour un second mandat à l’issue de la présidentielle du 13 août. Selon les résultats proclamés par la Commission électorale, le chef de l’État sortant a obtenu environ 60 % des suffrages, contre près de 38 % pour son principal adversaire, Brian Mundubile. Cette victoire permet à Hichilema, au pouvoir depuis 2021, de poursuivre son programme économique pour cinq années supplémentaires.
Le scrutin s’est toutefois déroulé dans un climat particulièrement tendu. Le dépouillement avait notamment été temporairement suspendu après des attaques contre des agents électoraux et des signalements de vols de bulletins. Des forces de sécurité avaient été déployées dans plusieurs zones sensibles tandis que les autorités appelaient les candidats et leurs partisans au calme.
L’opposition refuse désormais de tourner la page. Brian Mundubile a annoncé son intention de contester les résultats devant la justice, affirmant avoir relevé de sérieuses irrégularités durant le processus électoral. La mission d’observation de l’Union européenne a également relevé des problèmes de transparence et certaines faiblesses procédurales, tout en décrivant le scrutin comme globalement pacifique.
La situation politique reste donc fragile. L’arrestation de plusieurs responsables de l’opposition après le vote a également suscité l’inquiétude du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. Hichilema entame ainsi son second mandat avec un double défi : consolider les progrès économiques revendiqués par son gouvernement et rétablir la confiance politique après une élection fortement contestée.







