La présidentielle zambienne entre dans une phase délicate. Le dépouillement des élections a repris vendredi après avoir été temporairement suspendu en raison d’attaques contre des agents électoraux et du vol de bulletins de vote. La Commission électorale affirme que la menace contre le processus a désormais été maîtrisée.
Cette interruption a immédiatement alimenté les tensions politiques. Brian Mundubile, principal adversaire du président sortant Hakainde Hichilema, a affirmé avoir remporté l’élection sur la base de résultats transmis par ses équipes. Il n’a cependant fourni aucune preuve permettant de confirmer une victoire nationale, alors que la Commission n’avait encore publié aucun résultat officiel consolidé. Sa présidente, Mwangala Zaloumis, a rappelé qu’un candidat se déclarant vainqueur avant l’annonce officielle commet une infraction.
Hichilema s’est montré plus prudent, affirmant avoir reçu des résultats « encourageants » tout en appelant ses partisans à rester patients et pacifiques. Le président brigue un second mandat après cinq années marquées par la restructuration de la dette et une amélioration de plusieurs indicateurs économiques, mais aussi par un coût de la vie toujours difficile pour de nombreux Zambiens.
Les résultats nationaux doivent être annoncés lundi. D’ici là, la priorité de la Commission sera d’empêcher que les déclarations prématurées et les violences locales ne transforment un scrutin disputé en crise de légitimité.







