La crise entre Washington et Téhéran continue de faire trembler le marché pétrolier. Les prix du brut ont fortement progressé vendredi après les menaces de Donald Trump contre les pays qui maintiennent des relations commerciales avec l’Iran, avant de connaître un léger repli en début de semaine. Cette volatilité montre à quel point chaque nouvelle escalade peut désormais affecter rapidement l’économie mondiale.
Le Brent a terminé vendredi à 94,39 dollars le baril, tandis que le WTI américain a clôturé à 87,06 dollars. Sur la semaine, les deux références ont progressé de plus de 5 %. Les investisseurs redoutent surtout que de nouvelles sanctions américaines réduisent davantage les exportations iraniennes et compliquent l’approvisionnement de certains acheteurs asiatiques.
Le marché surveille également le détroit d’Ormuz. Le trafic reste perturbé dans cette zone stratégique par laquelle transite habituellement une part importante du pétrole mondial. Toute aggravation de la crise pourrait donc provoquer une nouvelle hausse de la prime de risque intégrée aux cours.
Les prix ont néanmoins reculé d’environ 1 % lundi avant l’annonce de nouvelles sanctions américaines, signe que les investisseurs prennent aussi leurs bénéfices après la récente envolée. Mais le fond du problème demeure. Si Washington parvient à réduire davantage les volumes iraniens disponibles, la pression pourrait rapidement revenir sur les prix, avec des conséquences possibles sur les carburants, le transport et l’inflation mondiale.







