La Suède vote dimanche dans une élection qui peut modifier durablement son système politique. Les Démocrates de Suède, qui soutiennent la droite depuis 2022 sans participer au gouvernement, réclament cette fois des portefeuilles ministériels.
Le Premier ministre Ulf Kristersson a ouvert la porte à cette possibilité si son bloc obtient une majorité. Une entrée officielle du parti de Jimmie Åkesson au gouvernement constituerait une première historique.
Les derniers sondages donnent un léger avantage au bloc de centre gauche conduit par Magdalena Andersson, mais l’écart reste suffisamment faible pour que quelques sièges décident de la majorité.
Depuis quatre ans, les Démocrates de Suède ont déjà influencé fortement les politiques d’immigration, de criminalité et d’intégration depuis l’extérieur du cabinet. Entrer au gouvernement leur donnerait cette fois une responsabilité directe sur l’application des politiques.
La droite estime qu’une coalition plus claire offrirait davantage de stabilité. La gauche avertit au contraire qu’une présence de l’extrême droite au gouvernement pourrait peser sur les libertés publiques et durcir encore les politiques migratoires.
Le résultat dépendra aussi de plusieurs petits partis proches du seuil électoral. Un écart limité en voix peut donc produire un changement important dans la répartition des sièges.
Le scrutin du 13 septembre ne décidera pas seulement qui dirigera la Suède. Il dira aussi si un parti longtemps tenu à distance du pouvoir exécutif devient désormais un acteur gouvernemental normal.
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