À moins d’un mois des élections législatives, la droite suédoise se retrouve en grande difficulté. Selon le dernier baromètre Verian réalisé pour SVT, les partis d’opposition de centre gauche et du centre recueillent ensemble 53,9 % des intentions de vote, contre 43,9 % pour le bloc soutenant le gouvernement d’Ulf Kristersson. Dix points séparent désormais les deux camps avant le scrutin du 13 septembre.
Les Sociaux-démocrates de Magdalena Andersson restent largement la première force politique avec 30,5 %. Mais l’un des éléments déterminants vient du Parti du Centre, crédité de 8 %, en forte progression pendant l’été. À l’inverse, les Libéraux, qui participent à la majorité gouvernementale, tombent à seulement 1,9 %, très loin du seuil de 4 % nécessaire pour entrer au Parlement. Selon cette projection, l’opposition obtiendrait 196 sièges contre 153 au bloc de droite.
La situation reste cependant plus complexe qu’une simple confrontation gauche-droite. Andersson devra réussir à faire travailler ensemble des formations aux positions parfois éloignées, notamment le Parti de gauche et les centristes. Du côté gouvernemental, Kristersson refuse de considérer la bataille comme perdue et rappelle que son camp avait déjà déjoué plusieurs sondages lors du scrutin de 2022.
Le coût de la vie, la criminalité, l’immigration, la sécurité et l’énergie devraient désormais dominer les dernières semaines de campagne. Mais avec dix points de retard à moins d’un mois du vote, la coalition sortante doit réaliser un retournement spectaculaire pour conserver le pouvoir.







