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Kosovo : Kurti revient, mais la crise politique n’est pas totalement terminée

Le Kosovo a enfin retrouvé un gouvernement, mais pas encore la stabilité politique. Albin Kurti a été réélu Premier ministre par 62 voix sur 120 au Parlement après plusieurs mois de blocage institutionnel.

Son parti était arrivé en tête des élections de juin sans obtenir de majorité absolue. Le vote de dimanche permet donc de remettre en place un exécutif, mais deux grands partis d’opposition ont boycotté la séance et contestent déjà la procédure devant la Cour constitutionnelle.

Le prochain obstacle concerne la présidence de la République. Kurti a conclu un accord avec la Ligue démocratique du Kosovo autour du juriste Bekim Sejdiu, mais plusieurs députés de ce parti refusent de suivre leur direction.

L’élection du président exige une majorité renforcée. Si le Parlement n’arrive pas à élire un chef de l’État, la Constitution peut entraîner une nouvelle dissolution et des élections anticipées. Ce serait alors la quatrième consultation nationale en seulement deux ans.

La crise coûte déjà cher au pays. Les réformes liées à l’Union européenne sont ralenties, les financements sont retardés et les institutions passent davantage de temps à se recomposer qu’à gouverner. Kurti a gagné un vote, mais le Kosovo n’a pas encore sorti la tête de l’impasse.

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