Raphaël Glucksmann veut faire de l’écologie le moteur économique de sa campagne présidentielle. Le candidat promet de lancer dans ses 100 premiers jours une « révolution environnementale » fondée sur la décarbonation, la réindustrialisation et la baisse de la dépendance énergétique.
Son plan prévoit de relocaliser une partie de la production de batteries et de véhicules électriques, développer une offre de voitures plus abordables, accélérer le rail, la rénovation thermique et les renouvelables, tout en maintenant un investissement important dans le nucléaire.
La logique est politique autant qu’écologique : Glucksmann veut convaincre que la transition peut créer des emplois industriels plutôt que seulement imposer des contraintes. Il envisage aussi de davantage taxer les grands pollueurs et les patrimoines les plus élevés pour financer une partie des investissements.
Une contradiction apparaît cependant autour du nucléaire. Yannick Jadot, chargé de travailler sur cette orientation environnementale, a construit une large partie de sa carrière politique sur l’opposition à l’atome. Glucksmann défend au contraire l’idée que renouvelables et nucléaire doivent avancer ensemble.
Ce désaccord ne condamne pas nécessairement le projet, mais il montre la difficulté de construire une synthèse écologique à gauche. Pour devenir crédible en 2027, Glucksmann devra transformer une ambition très large en calendrier, coûts et arbitrages précis, notamment sur l’énergie.
À consulter : L’Agenda Politique — Demain.







