Volodymyr Zelensky a déclaré avoir discuté avec Donald Trump d’une possible trêve portant sur les infrastructures énergétiques lors de leur rencontre à New York. L’entretien, organisé en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, a duré environ quarante minutes. Le président ukrainien a affirmé que Kyiv était prêt à examiner différents formats de cessez-le-feu sur les cibles énergétiques, à condition qu’il s’agisse d’un mécanisme réciproque avec la Russie.
Zelensky a précisé qu’il n’avait pas été question d’un arrêt unilatéral des frappes ukrainiennes contre les raffineries russes. L’idée discutée repose plutôt sur une désescalade mutuelle visant les infrastructures énergétiques. Ce sujet est devenu central à l’approche de l’hiver, alors que les frappes de missiles et de drones touchent régulièrement des installations électriques, des ports, des dépôts et des capacités de raffinage des deux côtés.
La proposition rejoint des échanges menés par plusieurs dirigeants européens. Emmanuel Macron avait indiqué avoir lui aussi discuté avec Donald Trump d’un moratoire sur les attaques liées à l’énergie. La France insiste parallèlement sur le renforcement de la défense aérienne ukrainienne, notamment par l’apport d’intercepteurs et de radars. Pour Kyiv, l’objectif est de protéger le réseau électrique tout en conservant une capacité de pression sur les infrastructures russes tant qu’aucun accord réciproque n’est conclu.
Aucun cessez-le-feu définitif n’a été annoncé à l’issue de la rencontre Trump-Zelensky. Le président ukrainien s’est également dit prêt à participer à une réunion trilatérale avec Vladimir Poutine et Donald Trump si les conditions sont réunies. L’étape décisive reste donc l’acceptation éventuelle par Moscou d’un mécanisme vérifiable et symétrique. En l’absence de cet engagement, les discussions restent au stade diplomatique.
Articles recommandés

Trump maintient le contact avec l’Iran malgré l’escalade






