L’Afrique de l’Ouest a enregistré une forte progression des investissements directs étrangers en 2025. Les flux d’IDE à destination de la région ont atteint 19,6 milliards de dollars, soit une hausse de 44,2 % sur un an. Ces données contrastent avec la tendance observée à l’échelle continentale, où les entrées sont retombées autour de 70 milliards de dollars après le niveau exceptionnel enregistré l’année précédente. (CNUCED)
La Guinée figure parmi les principaux moteurs de cette progression, portée notamment par les investissements liés au gigantesque projet minier de Simandou. L’exploitation de l’un des plus importants gisements de minerai de fer inexploités au monde nécessite des infrastructures ferroviaires, portuaires et industrielles considérables, faisant du pays l’un des pôles majeurs d’attraction des capitaux étrangers dans la sous-région.
La dynamique ouest-africaine intervient dans un environnement mondial où les investisseurs privilégient de plus en plus les secteurs stratégiques : minerais critiques, énergie, infrastructures, logistique ou encore technologies. Le World Investment Report 2026 de la CNUCED, qui analyse les flux réalisés en 2025, souligne également une concentration croissante des investissements internationaux autour d’un nombre limité de grands projets et d’économies.
Pour les gouvernements ouest-africains, l’enjeu dépasse désormais la simple augmentation des montants investis. La question centrale sera de transformer ces capitaux en emplois, infrastructures et capacités industrielles locales. La CNUCED insiste justement sur la nécessité pour les États africains de mieux capter la valeur créée par leurs ressources grâce à la transformation locale et à des chaînes de valeur régionales plus solides.





