À la FIFA, l’Afrique possède un poids électoral considérable. Les 54 associations membres de la CAF disposent chacune d’une voix lors du Congrès, exactement comme les grandes puissances européennes ou sud-américaines. À l’approche de la prochaine élection présidentielle de la FIFA en 2027, ce bloc peut donc jouer un rôle déterminant dans l’avenir de Gianni Infantino.
Officiellement, la Confédération africaine de football affiche son soutien au président de la FIFA. Mais cette position institutionnelle ne garantit pas automatiquement 54 bulletins identiques. Chaque fédération nationale vote individuellement et plusieurs dirigeants africains seraient moins enthousiastes en privé. Si une candidature alternative crédible apparaissait, la capacité de la CAF à conserver un vote parfaitement uni deviendrait l’une des grandes questions du scrutin.
Le poids africain tient surtout à l’arithmétique du système FIFA. Contrairement à d’autres institutions internationales, la puissance économique ou sportive d’un pays ne lui accorde pas davantage de voix. L’Afrique représente ainsi plus d’un quart des fédérations membres. Un candidat capable d’y construire une large coalition dispose immédiatement d’une base électorale extrêmement importante.
Cette influence explique pourquoi les relations entre la FIFA et les fédérations africaines dépassent largement le terrain. Financement du développement, infrastructures, compétitions, gouvernance et représentation internationale participent aussi aux rapports de force. Le véritable enjeu pour Infantino ne sera donc pas seulement de conserver le soutien officiel de la CAF, mais de s’assurer que celui-ci se traduise réellement dans les urnes en 2027.






