L’ANC veut changer sa manière de choisir les dirigeants appelés à prendre la tête des grandes municipalités sud-africaines. Avant les élections locales de 2026, le parti de Cyril Ramaphosa a renforcé et centralisé son processus de sélection des candidats aux postes de maire, avec l’objectif affiché de privilégier davantage la compétence et l’intégrité.
Le dispositif ne repose plus uniquement sur les rapports de force internes aux structures locales. L’ANC a ouvert les nominations à la société civile et soumis les prétendants à des entretiens, des vérifications de qualifications, des contrôles d’antécédents et, lorsque nécessaire, des examens de leur situation financière. La direction nationale conserve ensuite un rôle décisif dans le choix final.
À Johannesburg, trois finalistes ont notamment émergé : le maire sortant Dada Morero, sa adjointe Loyiso Masuku et Frank Chikane, président de la commission d’intégrité de l’ANC. D’autres listes ont également été constituées dans plusieurs municipalités stratégiques, dont Ekurhuleni.
Cette réforme répond à un problème politique majeur. L’ANC est régulièrement sanctionné pour la mauvaise gestion de certaines municipalités, les défaillances des services publics et les accusations de clientélisme. À l’approche d’élections locales cruciales, le parti tente donc de convaincre qu’une investiture ne dépendra plus seulement de l’influence au sein de l’appareil. Reste à savoir si cette nouvelle méthode produira réellement des maires plus efficaces ou si les anciennes logiques internes finiront par reprendre le dessus.





