En Afrique, plusieurs grandes échéances électorales se préparent déjà bien avant l’ouverture officielle des campagnes. Au Kenya et au Nigeria, les scrutins présidentiels de 2027 structurent désormais une grande partie des stratégies politiques. En Afrique du Sud, les élections locales de 2026 servent déjà de test grandeur nature pour l’ANC et pour Cyril Ramaphosa.
Au Kenya, William Ruto construit méthodiquement sa coalition. Le président cherche notamment à progresser dans Nyanza, ancien bastion de Raila Odinga, afin de réduire les zones de faiblesse qui pourraient menacer sa réélection. Les alliances conclues aujourd’hui peuvent déterminer la géographie électorale de demain.
Au Nigeria, Bola Tinubu est lui aussi déjà tourné vers 2027. Face au mécontentement économique et à une opposition qui tente de transformer ses succès locaux en dynamique nationale, le président doit consolider sa coalition avant que la campagne ne devienne totalement ouverte.
L’Afrique du Sud suit un calendrier différent, mais la logique est comparable. Les municipales de 2026 doivent montrer si l’ANC peut enrayer son recul après la perte de sa majorité nationale. Le parti mobilise déjà ses structures, revoit la sélection de ses candidats et tente de reconstruire sa crédibilité locale.
Le véritable enseignement est donc clair. Les grandes élections africaines ne commencent plus quelques mois avant le vote. Alliances, candidatures, implantation territoriale et contrôle des partis se jouent désormais très en amont. En 2026, plusieurs batailles de 2027 sont déjà pleinement engagées.






