Les élections locales du 4 novembre 2026 pourraient devenir un nouveau tournant pour l’ANC. Deux ans après avoir perdu pour la première fois sa majorité nationale, le parti de Nelson Mandela doit maintenant défendre son influence dans les municipalités face à une opposition qui espère confirmer son recul.
Le défi est particulièrement important dans les grandes villes. Johannesburg, Tshwane, Ekurhuleni ou encore Nelson Mandela Bay concentrent les critiques sur la qualité des services publics, l’électricité, l’eau, les routes et la gestion financière. Or les municipales sanctionnent souvent davantage la vie quotidienne que les grands débats idéologiques. Pour l’ANC, les problèmes locaux peuvent donc devenir plus dangereux électoralement que son bilan national.
Cyril Ramaphosa et son parti tentent de reprendre l’initiative en promettant des municipalités plus efficaces et des responsables locaux davantage soumis à des exigences de compétence et de responsabilité. Mais l’ANC doit aussi convaincre des électeurs qui se sont progressivement éloignés de lui. Les coalitions instables dans plusieurs grandes villes ont encore renforcé l’impression d’un système politique fragmenté.
Une nouvelle baisse importante en novembre ne signifierait pas la disparition de l’ANC. Elle confirmerait toutefois une transformation historique de la politique sud-africaine. Le parti autrefois dominant pourrait définitivement devenir une formation obligée de négocier, de former des coalitions et de partager le pouvoir à tous les niveaux.





