La 81e Assemblée générale des Nations unies entre dans sa semaine de haut niveau à New York avec un agenda dominé par les conflits et la transformation rapide de l’ordre international. Le débat général doit réunir près de 130 chefs d’État et de gouvernement, avec des interventions attendues de Donald Trump, Volodymyr Zelensky, Benjamin Netanyahu ou encore du président iranien Masoud Pezeshkian. Le président chinois Xi Jinping ne devrait pas participer personnellement au débat général.
L’Ukraine restera l’un des dossiers centraux, alors que les frappes de longue portée se poursuivent et que plusieurs initiatives diplomatiques tentent de réduire les attaques contre les infrastructures civiles et énergétiques. Le conflit à Gaza occupera également une place majeure, notamment autour de la reconstruction, de l’aide humanitaire, du rôle futur de l’Autorité palestinienne et des profondes divergences entre États sur les conditions d’un règlement politique durable.
L’Iran devrait lui aussi être au cœur de nombreux échanges, dans un contexte de tensions militaires et diplomatiques régionales. Les dirigeants du Golfe, les États-Unis, les Européens et plusieurs médiateurs cherchent à éviter une nouvelle extension des affrontements. Ces discussions bilatérales et multilatérales pourraient être aussi importantes que les discours prononcés à la tribune de l’Assemblée générale.
L’intelligence artificielle s’impose enfin comme un dossier transversal. Les Nations unies veulent faire progresser les discussions sur la gouvernance mondiale de l’IA, la sécurité, les usages militaires et les conséquences économiques des nouveaux systèmes. Cette 81e session devrait donc juxtaposer des urgences géopolitiques immédiates et des débats de long terme sur la réforme du multilatéralisme, la technologie et la capacité des institutions internationales à produire des règles communes.







