Marat Kambolov a été élu président de l’Ossétie du Sud, territoire séparatiste de Géorgie soutenu politiquement, financièrement et militairement par la Russie. Ancien responsable fédéral russe originaire d’Ossétie du Nord, il a obtenu environ 85 % des suffrages selon les médias d’État russes, avec une participation annoncée de 73 %. Ses adversaires ont recueilli des scores à un chiffre.
Kambolov n’avait pas de liens politiques antérieurs importants avec l’Ossétie du Sud avant d’être nommé Premier ministre en juin. Il a occupé plusieurs fonctions au sein de l’administration fédérale russe, notamment au ministère de l’Éducation. Après son élection, Vladimir Poutine lui a adressé un message de félicitations. Moscou interprète le résultat comme un soutien à l’approfondissement des liens entre le territoire et la Russie.
La Géorgie rejette cette lecture. Tbilissi considère l’Ossétie du Sud comme une partie de son territoire sous occupation russe et ne reconnaît pas la légitimité des institutions séparatistes. La Russie reconnaît l’indépendance de l’Ossétie du Sud depuis la guerre russo-géorgienne de 2008, mais cette reconnaissance reste très minoritaire à l’échelle internationale. Les deux positions doivent donc être clairement distinguées.
Le scrutin intervient quelques mois après un nouveau traité renforçant la coopération entre Moscou et Tskhinvali dans les domaines de la défense, de la politique étrangère, de l’énergie et des transports. La Géorgie y voit une consolidation de l’intégration du territoire à la Russie. Kambolov promet pour sa part d’améliorer le niveau de vie. Son mandat sera ainsi observé à travers deux questions : la gestion économique locale et la profondeur du rapprochement institutionnel avec Moscou.
À consulter : L’Agenda Politique — Demain.







