La présidentielle française ne se jouera pas uniquement entre les candidats. Dans presque tous les partis, les organisations de jeunesse préparent déjà leur propre campagne, avec l’ambition de peser sur les programmes mais surtout sur la mobilisation électorale et numérique.
Chez Les Républicains, les jeunes militants veulent installer les thèmes de la dette, de l’accès au logement et de la famille dans la campagne. Autour de Gabriel Attal, les Jeunes en Marche investissent largement TikTok, Instagram et les formats courts. Les Jeunes Horizons ont, eux, publié plus de quarante propositions autour de l’emploi, de l’écologie, de l’autorité de l’État et de la simplification administrative.
À gauche, la situation reflète les divisions des états-majors. Jeunes socialistes, jeunes écologistes et jeunes insoumis ne défendent pas tous la même stratégie autour d’une éventuelle candidature commune. LFI possède toutefois une force numérique importante, tandis que les écologistes continuent de défendre l’idée d’une candidature unique d’une partie de la gauche.
La bataille est stratégique. Les moins de 30 ans sont très présents sur les réseaux mais beaucoup moins réguliers dans les urnes. Chaque camp cherche donc à transformer l’engagement numérique en inscriptions électorales, en militantisme et finalement en votes. En 2027, les mouvements de jeunesse pourraient devenir à la fois des laboratoires d’idées et les principales armées numériques des candidats.







