Gérald Darmanin a tranché dans la bataille pour l’après-Macron. Le ministre de la Justice a annoncé qu’il ne serait pas candidat à l’élection présidentielle de 2027 et qu’il soutiendrait Édouard Philippe, déjà officiellement lancé dans la course à l’Élysée. Une prise de position importante à huit mois du scrutin, alors que plusieurs figures issues de la majorité présidentielle cherchent encore à s’imposer comme l’héritier politique d’Emmanuel Macron.
Darmanin explique son choix par la volonté de ne pas ajouter de division dans un contexte politique et social qu’il juge particulièrement difficile. Il appelle même les autres prétendants de son camp à se ranger derrière l’ancien Premier ministre. Le soutien sera mis en scène lors de sa rentrée politique du 30 août à Tourcoing, à laquelle Philippe doit participer. Pour le candidat d’Horizons, ce ralliement permet de récupérer une personnalité disposant de solides réseaux dans la droite et l’ancien bloc présidentiel.
L’enjeu dépasse cependant la simple addition de soutiens. Gabriel Attal, à la tête de Renaissance, entend lui aussi peser sur la succession de Macron, tandis que d’autres personnalités du centre et de la droite cherchent leur espace. Philippe tente ainsi de construire progressivement une coalition allant d’anciens macronistes à une partie de la droite républicaine.
Le choix de Darmanin constitue donc un signal politique fort : la recomposition du centre commence avant même le départ d’Emmanuel Macron. Reste à savoir si ces ralliements permettront à Édouard Philippe de devenir le candidat dominant de cet espace ou s’ils accentueront au contraire les rivalités internes avant 2027.







