Gagner une élection ne suffit pas toujours pour exercer immédiatement le pouvoir. Dans de nombreux pays, le président doit d’abord prêter serment lors d’une cérémonie officielle. Ce geste symbolique possède surtout une valeur constitutionnelle et politique.
Le serment marque d’abord l’entrée officielle en fonction. Le président s’engage publiquement à respecter la Constitution, défendre les institutions et exercer son mandat conformément aux lois du pays. Selon les États, la formule peut également mentionner l’indépendance nationale, l’intégrité du territoire ou la protection des citoyens.
Cette cérémonie permet aussi de distinguer clairement le candidat élu du chef de l’État en exercice. Entre l’annonce des résultats et la prestation de serment, le président élu peut disposer d’une légitimité politique sans encore posséder tous les pouvoirs liés à la fonction.
Le serment joue également un rôle symbolique majeur. Il rappelle que le président n’est pas censé gouverner uniquement selon ses convictions personnelles. Son autorité découle d’un cadre juridique supérieur qu’il promet de respecter. C’est pourquoi la cérémonie se déroule souvent devant le Parlement, une Cour suprême ou constitutionnelle, ou une autre autorité institutionnelle.
Que se passe-t-il si le président viole ensuite son serment ? La prestation elle-même ne provoque pas automatiquement sa destitution. Mais une violation grave de la Constitution peut servir de fondement à des procédures prévues par le droit national.
Prêter serment revient donc à transformer une victoire électorale en responsabilité institutionnelle. Le message est simple : avant de recevoir les pouvoirs de l’État, le président promet publiquement de respecter les règles qui limitent ces mêmes pouvoirs.
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