La réforme française du démarchage téléphonique pourrait avoir de lourdes conséquences économiques au Maroc. Le pays accueille une importante industrie de centres d’appels travaillant pour le marché français, et la limitation des appels commerciaux non sollicités remet directement en cause une partie de leur activité.
Les estimations évoquées ces derniers mois font craindre jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’emplois menacés, avec un chiffre dépassant parfois 40 000 postes. Le secteur emploie notamment de nombreux jeunes francophones et représente une source importante d’activité externalisée.
La nouvelle réglementation française impose désormais un consentement préalable des consommateurs avant certaines sollicitations téléphoniques. Les entreprises spécialisées dans la prospection devront donc adapter leurs pratiques ou réorienter leur modèle vers d’autres services.
Pour Rabat, le sujet dépasse la seule relation commerciale avec la France. Il met en lumière la dépendance de certains segments de l’économie marocaine à l’externalisation de services pour des entreprises européennes. Le défi sera désormais d’accompagner la transition vers des activités de relation client, de support ou de services numériques moins dépendantes du démarchage traditionnel.







