Les tensions remontent dangereusement dans le nord de l’Éthiopie. Les autorités tigréennes accusent le gouvernement fédéral d’avoir mené de nouvelles frappes de drones, faisant craindre une reprise ouverte des hostilités après plusieurs années d’accalmie fragile.
La guerre du Tigré avait provoqué une crise humanitaire majeure avant la signature d’un accord destiné à mettre fin aux combats. Mais plusieurs différends politiques, territoriaux et sécuritaires n’ont jamais été totalement résolus.
Les nouvelles accusations interviennent donc dans un contexte particulièrement sensible. Une reprise du conflit pourrait avoir de lourdes conséquences pour les populations civiles et remettre en cause les efforts de reconstruction engagés depuis l’accord de paix.
Addis-Abeba et les responsables tigréens se retrouvent désormais sous pression pour empêcher une nouvelle escalade. Les partenaires internationaux de l’Éthiopie devraient également suivre avec attention les prochains développements. Après un conflit ayant profondément marqué le pays, la priorité reste d’éviter que les tensions actuelles ne débouchent sur une nouvelle confrontation militaire de grande ampleur.







