Les États-Unis et la zone euro n’avancent plus au même rythme. La BCE a beaucoup baissé ses taux puis marque une pause ; la Fed garde des taux plus élevés et prépare seulement un assouplissement prudent.
Côté BCE, les taux ont été fortement réduits entre juin 2024 et juin 2025 puis stabilisés pendant l’été. Les économistes s’attendent à une pause durable autour d’un taux de dépôt à 2 %, l’inflation flottant proche de la cible.
Côté Fed, le message est plus « data-dependent ». Après une série de baisses fin 2024, la banque centrale a maintenu en juillet 2025 la fourchette 4,25 %–4,50 % et laisse entendre qu’un assouplissement est envisageable si l’emploi se tasse. Les marchés parient sur un geste en septembre.
Pourquoi ce décalage ? Trois raisons :
- Croissance américaine plus solide que celle de la zone euro ;
- Inflation sous-jacente et salaires encore plus tenaces aux USA ;
- Chocs spécifiques (tarifs, immigration, énergie) qui compliquent la lecture côté Fed.
Pour les ménages et les PME, cela veut dire : eurozone, crédit qui respire mais pas à coût zéro ; États-Unis, taux encore restrictifs mais sur la pente descendante si l’emploi confirme son ralentissement. La vigilance reste de mise : un dérapage de l’inflation rebat les cartes des deux côtés de l’Atlantique.









