Jacob Zuma a remis sur la table une idée aussi ambitieuse que sensible pour le continent. En déplacement à Accra, l’ancien président sud-africain a plaidé pour l’adoption d’une monnaie africaine commune, estimant qu’elle pourrait renforcer les échanges intra-africains et réduire la dépendance du continent au dollar américain. Lors de cette prise de parole, il a défendu une vision plus souveraine de l’économie africaine, dans un contexte où les questions d’intégration régionale reviennent avec insistance.
Dans son discours, Zuma a notamment insisté sur le fait qu’une trop grande partie du commerce africain reste encore réglée en devises étrangères, ce qui, selon lui, freine l’autonomie économique de l’Afrique. Il a présenté cette future monnaie commune comme un levier capable de simplifier les transactions, de renforcer la Zone de libre-échange continentale africaine et de donner plus de poids au continent sur la scène mondiale.
Même si un tel projet reste extrêmement complexe à mettre en œuvre, cette sortie de Jacob Zuma relance un vieux débat sur l’unité monétaire africaine. Entre volonté politique, différences économiques profondes et enjeux de souveraineté nationale, l’idée séduit sur le papier mais reste encore loin d’une application concrète à court terme.










