Après l’invitation de 2023, plusieurs pays ont rejoint les BRICS en 2024. D’autres hésitent encore. Au-delà de la photo, que change vraiment ce nouvel équilibre pour la diplomatie et le commerce ?
Le noyau historique BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) s’est élargi en 2024 avec l’entrée de l’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran et les Émirats arabes unis. L’Argentine a décliné, l’Arabie saoudite temporise encore en 2025 selon Reuters.
Cet élargissement pèse sur l’énergie (E.A.U., Iran), les routes maritimes (mer Rouge) et l’ancrage africain (Égypte, Éthiopie). Politiquement, le bloc veut parler plus fort dans les instances financières et commerciales… mais fonctionne au consensus, ce qui limite les avancées rapides.
Côté économie, la diversité des profils complique les projets communs (monnaie, paiements). Les signaux récents montrent surtout des coopérations ciblées (énergie, industrie, numérique) et un agenda de partenariats élargis sans adhésion pleine.
À court terme, l’effet le plus tangible est diplomatique : sommets plus visibles, formats « BRICS+ », et capacité d’entrainement sur des dossiers Sud-Sud. Pour le commerce, l’impact dépendra des infrastructures et des accords de facilitation que chaque membre signe réellement.









