Le G20 promet d’accélérer la transition. Tripler les renouvelables, doubler l’efficacité, mobiliser plus d’argent pour le Sud. Dit comme ça, c’est puissant. Reste à voir si ces mots se transforment en chantiers vérifiables.
Le G20 pèse lourd : près de 80 % des émissions mondiales viennent des économies du groupe. Quand ces pays bougent, le climat bouge. C’est ce qui rend les promesses récentes si importantes.
Au sommet de Rio (2024), les dirigeants ont endossé l’objectif de tripler la capacité mondiale d’énergies renouvelables d’ici 2030 et de doubler le rythme des gains d’efficacité énergétique. Le texte a été repris sous présidence sud-africaine en 2025, avec l’accent mis sur le financement et l’accès au capital pour les pays en développement.
La présidence 2025 de l’Afrique du Sud a cadré ses priorités : « augmenter la quantité et la qualité des flux de finance climat » et réformer les banques multilatérales pour des prêts plus rapides et moins chers. C’est là que tout se joue : sans argent, pas de raccordement, pas de réseaux, pas d’emplois verts.
Pourquoi douter malgré tout ? Parce que les négociations G20 restent fragiles. Au printemps 2025, plusieurs réunions n’ont même pas réussi à produire un communiqué commun ; les formulations sur les fossiles reculent parfois selon les versions. On avance, mais à pas variables.
En clair : la promesse peut tout changer si elle quitte le papier. Ce qui fera la différence dans les prochains mois : des cibles nationales alignées sur 2030, des projets raccordables (solaire/éolien + réseaux) et un suivi public des financements annoncés.









