Le 3 janvier 2026, Nicolás Maduro a été placé en détention par les autorités américaines après une opération menée à Caracas, puis transféré aux États-Unis, où il a été présenté à la justice fédérale. L’ex-président vénézuélien, ainsi que son épouse Cilia Flores, ont plaidé non coupables des accusations retenues contre eux.
La justification officielle de Washington repose sur un dossier judiciaire ouvert depuis plusieurs années. Le ministère américain de la Justice accuse Maduro d’avoir participé à une organisation criminelle et d’avoir facilité un vaste trafic de cocaïne, avec des chefs d’accusation liés au narcotrafic et au « narco-terrorisme ». Selon l’acte d’accusation américain, l’objectif était notamment d’acheminer de la drogue vers les États-Unis, en lien avec des groupes armés en Colombie.
Les États-Unis rappellent aussi que Maduro était visé de longue date par des sanctions et par un dispositif de récompense pour informations conduisant à son arrestation. Ce mécanisme, mis en avant par la diplomatie américaine, illustre la volonté de Washington de traiter l’affaire comme une priorité de sécurité et de lutte antidrogue, au-delà du conflit politique avec Caracas.
Cette arrestation déclenche une forte controverse internationale, car Caracas rejette la légitimité de la procédure américaine et dénonce une atteinte à la souveraineté du Venezuela. De leur côté, les autorités américaines soutiennent agir dans le cadre d’une procédure judiciaire fédérale et d’accusations criminelles déjà formalisées.










