Nicolás Maduro a été conduit dans une prison de New York après une opération américaine menée avant l’aube au Venezuela, au cours de laquelle des forces spéciales ont saisi le président vénézuélien et son épouse avant de les exfiltrer vers les États-Unis. Ils doivent répondre devant la justice américaine d’accusations liées notamment au trafic de drogue et à des armes, selon les informations rapportées par plusieurs médias internationaux.
Dans la foulée, Donald Trump a déclaré vouloir “désigner” des responsables de son administration pour piloter la suite au Venezuela, évoquant aussi la possibilité d’un engagement militaire plus large et affichant un intérêt marqué pour le secteur pétrolier du pays. Des élus américains ont, de leur côté, soulevé des questions sur la légalité et les conséquences d’une telle opération, tandis que l’ONU a fait part de ses inquiétudes sur le respect du droit international.
Cette escalade intervient après des semaines de durcissement du ton à Washington. Fin novembre, le sénateur Lindsey Graham avait publiquement insinué que Maduro pourrait chercher une “porte de sortie” vers la Turquie ou l’Iran, dans un contexte de pressions croissantes sur Caracas.










