Le projet néo-zélandais visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans vient de franchir un obstacle politique majeur. Le Parti travailliste, principale formation d’opposition, a annoncé qu’il soutiendrait le texte lors de sa première lecture, donnant au gouvernement de Christopher Luxon les voix dont il avait besoin pour le faire avancer.
Le projet prévoit d’obliger les plateformes comme Instagram, TikTok, Snapchat ou Facebook à prendre des mesures raisonnables pour vérifier l’âge de leurs utilisateurs. Les entreprises qui ne respecteraient pas leurs obligations pourraient théoriquement s’exposer à des sanctions allant jusqu’à 10 % de leur chiffre d’affaires mondial.
L’accord politique reste toutefois inhabituel. Deux partenaires de la coalition gouvernementale, ACT et New Zealand First, s’opposent au dispositif. C’est donc le soutien du Labour qui permet au texte de disposer d’une voie vers son examen parlementaire. L’opposition précise néanmoins qu’elle souhaite encore modifier et améliorer plusieurs aspects du projet.
Le débat devrait notamment porter sur la protection de la vie privée, la fiabilité des systèmes de vérification de l’âge et la possibilité pour les adolescents de contourner les restrictions.
La Nouvelle-Zélande se rapproche ainsi du modèle déjà expérimenté en Australie. Mais le véritable tournant est politique : sur un sujet habituellement très clivant, une partie du gouvernement et la principale opposition considèrent désormais qu’une intervention de l’État est nécessaire pour limiter l’accès des plus jeunes aux grandes plateformes sociales.
Le Brief du pouvoir
Le Brief du pouvoir : les faits à comprendre et l’agenda du jour.
Recevoir le brief Inscription gratuite. Désabonnement en un clic. Aucun profilage publicitaire de vos opinions politiques. Confidentialité.






