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Macky Sall retire sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU

L’ancien président sénégalais Macky Sall prononçant un discours devant une tribune
L’ancien président sénégalais Macky Sall prononçant un discours devant une tribune (photo d’archive).

Macky Sall a annoncé samedi 17 octobre le retrait de sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. L’ancien président sénégalais a expliqué cette décision par les résultats d’un vote informel organisé la veille au Conseil de sécurité et par des consultations avec plusieurs dirigeants africains. Son annonce intervient alors que la compétition pour succéder à la direction de l’organisation demeure ouverte. Le retrait met fin à une tentative qui avait suscité des débats autour du soutien africain et du processus de désignation.

Selon les informations publiées par l’Agence de presse sénégalaise et Premium Times, Macky Sall a échangé avec Évariste Ndayishimiye, président du Burundi et de l’Union africaine, ainsi qu’avec Bassirou Diomaye Faye, son successeur à la présidence du Sénégal. Il a indiqué souhaiter contribuer à l’émergence d’une candidature de consensus. Les consultations informelles au Conseil de sécurité ne constituent pas une élection définitive : elles servent à mesurer les soutiens et les oppositions avant la recommandation d’un nom à l’Assemblée générale.

Le débat porte aussi sur l’équilibre géographique et sur la représentation des femmes à la tête de l’ONU. Plusieurs délégations défendent l’idée que le prochain mandat pourrait revenir à une personnalité d’Amérique latine ou des Caraïbes. Cette préférence politique ne dispense pas les candidats d’obtenir l’adhésion des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, chacun pouvant bloquer une désignation. L’ancien chef de l’État sénégalais a tenu compte de ce contexte, sans que le scrutin informel ait permis de désigner à lui seul un successeur.

Le retrait de Macky Sall ouvre une nouvelle séquence diplomatique pour le Sénégal et pour les États africains engagés dans les consultations. Il ne signifie pas que l’Afrique renonce à participer à la sélection ni que l’identité du prochain secrétaire général serait arrêtée. De nouvelles discussions restent nécessaires entre les puissances disposant d’un droit de veto et les autres membres de l’organisation. L’attention se porte désormais sur les candidats encore en lice, les éventuelles nouvelles propositions et le calendrier de la décision officielle.

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