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Ghana : Hassan Ayariga exige un débat parlementaire avant toute adhésion aux BRICS

Hassan Ayariga, responsable politique ghanéen, lors d’une émission télévisée
Hassan Ayariga, responsable politique ghanéen, lors d’une émission télévisée (photo d’archive).
PaysGhana

Hassan Ayariga, dirigeant de l’All People’s Congress au Ghana, réclame un débat public et parlementaire avant toute décision sur un éventuel rapprochement du pays avec les BRICS. Dans une déclaration du 17 octobre, il a contesté l’idée que le gouvernement puisse engager seul un choix diplomatique et économique susceptible d’avoir des effets durables. Son intervention concerne une orientation encore débattue : elle ne signifie pas que l’adhésion du Ghana au groupe de puissances émergentes aurait déjà été approuvée.

Le responsable politique estime que les décisions touchant aux partenariats internationaux, aux échanges commerciaux et à la politique monétaire doivent faire l’objet d’un contrôle démocratique. Il invoque la souveraineté des citoyens et la nécessité de rendre publiques les conséquences possibles d’un nouveau positionnement. Les BRICS constituent un espace de coopération politique et économique regroupant plusieurs grandes économies, mais les conditions et les avantages d’un rapprochement varient selon les États. Le débat ghanéen s’inscrit donc dans une réflexion plus large sur la diversification des alliances.

Pour Accra, l’enjeu serait de concilier l’intérêt de nouvelles relations commerciales avec ses engagements existants envers d’autres partenaires. La question touche aussi aux investissements, aux mécanismes financiers et aux choix diplomatiques dans les organisations internationales. Un débat parlementaire permettrait, selon les partisans de cette démarche, de clarifier les objectifs, les obligations éventuelles et les garanties souhaitées. Les défenseurs de l’initiative gouvernementale peuvent, de leur côté, faire valoir l’intérêt stratégique d’un dialogue avec de nouveaux partenaires, sans que cela tranche la question de la procédure.

La sortie d’Hassan Ayariga ouvre ainsi une discussion sur la méthode autant que sur le fond. Il reste à déterminer si un projet formel sera soumis aux parlementaires, quelles consultations seront organisées et si des documents détaillant les conséquences économiques seront rendus publics. L’adhésion à une organisation internationale ne se réduit pas à une annonce politique. Tant qu’aucune décision officielle n’a été conclue et rendue publique, le dossier doit rester présenté comme un projet soumis au débat national.

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