Volodymyr Zelensky a évoqué la possibilité d’une rencontre associant l’Ukraine, les États-Unis et la Russie à l’occasion du sommet du G20 prévu en décembre. Le président ukrainien a exprimé cette perspective le 17 octobre, dans un contexte de discussions difficiles autour de la poursuite de la guerre et du rôle de Washington. Il s’agit d’une proposition diplomatique et non d’un rendez-vous trilatéral formellement arrêté. À ce jour, ni les autorités américaines ni les responsables russes n’ont confirmé leur participation à une telle réunion.
L’idée d’un échange à trois témoigne de la recherche de cadres possibles pour aborder les questions de sécurité et les conditions d’une éventuelle négociation. Les formats de discussion restent particulièrement sensibles : Kyiv veut préserver sa souveraineté et obtenir des garanties, tandis que Moscou et Washington défendent des priorités différentes. La seule perspective d’une réunion ne permet pas de supposer qu’un accord de cessez-le-feu serait proche. Les positions de chaque partie et les événements militaires continuent d’influencer les possibilités d’un dialogue crédible.
Le choix éventuel du G20 présente un intérêt pratique parce que ce sommet rassemble des dirigeants majeurs sur la scène internationale. Mais il s’agit d’abord d’une enceinte économique et financière, qui ne dispose pas à elle seule d’un mécanisme de règlement du conflit. Une rencontre en marge du sommet supposerait des préparatifs diplomatiques et l’acceptation des parties concernées. Les sujets à aborder, l’ordre des prises de parole et les engagements possibles devraient être définis avant toute annonce officielle d’un entretien.
Dans l’immédiat, les déclarations de Zelensky doivent être suivies comme une ouverture conditionnelle. Le calendrier des consultations avec Washington, les réactions de Moscou et l’évolution de la situation sur le terrain permettront d’apprécier la faisabilité du scénario. Les partenaires européens de l’Ukraine auront également intérêt à connaître le cadre de discussions envisagé. Une négociation éventuelle ne prendrait sens que si elle pouvait produire des engagements précis, vérifiables et compatibles avec les exigences de sécurité des populations concernées.
À consulter : L’Agenda Politique — Demain.







