La course à la succession d’António Guterres entre jeudi 30 juillet dans une phase décisive. Les quinze membres du Conseil de sécurité de l’ONU organiseront un premier vote indicatif et secret sur les sept candidats déclarés. Macky Sall, ancien président du Sénégal, affrontera six rivaux : Rafael Grossi, Michelle Bachelet, Rebeca Grynspan, María Fernanda Espinosa, Carolyn Rodrigues-Birkett et Olara Otunnu, récemment présenté par l’Ouganda.
Ce « straw poll » n’est pas un vote définitif. Pour chaque candidature, les membres du Conseil de sécurité indiqueront s’ils l’« encouragent », la « découragent » ou restent sans opinion. Les résultats permettront de mesurer les soutiens, mais aussi les oppositions susceptibles de bloquer une candidature. Une attention particulière sera portée aux positions de la Chine, des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni et de la Russie, les cinq membres permanents disposant d’un droit de veto.
Nommé officiellement par le Burundi le 2 mars 2026, Macky Sall a depuis obtenu le soutien public du Sénégal. Le président Bassirou Diomaye Faye a présenté sa candidature comme celle du pays au service de l’Afrique, malgré les fortes tensions politiques ayant marqué la transition de 2024. Dans sa déclaration de vision, l’ancien chef de l’État défend une approche liant paix, sécurité, développement et prospérité, ainsi qu’une réforme du multilatéralisme. Sa candidature africaine affronte toutefois une forte représentation latino-américaine et la volonté de plusieurs États de voir une femme diriger enfin l’organisation.
Le premier tour ne devrait pas désigner immédiatement un vainqueur. Plusieurs consultations secrètes pourraient être nécessaires avant qu’un candidat réunisse au moins neuf voix au Conseil de sécurité sans veto d’un membre permanent. Le nom retenu sera ensuite recommandé à l’Assemblée générale, qui procédera à la nomination. Le successeur d’António Guterres prendra ses fonctions le 1er janvier 2027 pour un mandat de cinq ans.




