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Ghana : Mahama défend un rapprochement commercial Afrique–Caraïbes–Amérique latine

John Dramani Mahama échange avec un dirigeant étranger
Photo d’archive : John Dramani Mahama échange avec un dirigeant étranger.
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Le président ghanéen John Dramani Mahama souhaite renforcer les liens économiques entre l’Afrique, les Caraïbes et l’Amérique latine. Selon un compte rendu diffusé le 24 septembre, il a présenté un projet de rapprochement entre l’Union africaine, la Communauté des États latino-américains et caraïbes et la CARICOM. L’idée est de faciliter les échanges commerciaux et de donner davantage de poids aux partenaires du Sud dans l’économie mondiale. Il s’agit d’une ambition politique exposée en septembre, et non d’un grand marché commun déjà créé en octobre.

Mahama aurait évoqué ce projet lors d’un échange avec la présidente du Suriname, Jennifer Geerlings-Simons, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. L’initiative s’appuierait notamment sur les possibilités ouvertes par la Zone de libre-échange continentale africaine. Les différentes régions concernées entretiennent des liens historiques et disposent de ressources et de marchés complémentaires, mais leurs cadres institutionnels restent distincts. Aucune signature d’un traité commercial unifié n’est établie par ces seuls propos.

La portée d’un tel rapprochement dépendrait de négociations longues et de décisions collectives de multiples gouvernements. Les droits de douane, les normes sanitaires, les liaisons maritimes et aériennes ou encore les règles d’origine des marchandises peuvent rendre les échanges plus complexes que ne le suggère une formule politique. Pour le Ghana, l’enjeu serait de développer ses exportations et de diversifier ses partenaires, sans se limiter aux marchés traditionnels. La perspective offre des possibilités, mais aussi des obstacles pratiques importants.

La prochaine étape serait une feuille de route précisant les États participants, les secteurs prioritaires et les mécanismes de mise en œuvre. Sans calendrier officiel ni accord juridiquement contraignant, annoncer la naissance du plus grand bloc commercial mondial serait prématuré. Le projet témoigne néanmoins d’une volonté du Ghana de jouer un rôle diplomatique dans les discussions sur les échanges Sud-Sud, la transformation industrielle et la place des économies émergentes dans les instances internationales.

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