Ursula von der Leyen veut créer un Conseil européen de sécurité capable de réunir les dirigeants de l’Union européenne et plusieurs partenaires extérieurs, notamment le Royaume-Uni, l’Ukraine, la Norvège et le Canada. La proposition vise à disposer d’un format politique plus rapide pour traiter les crises de sécurité touchant le continent.
La présidente de la Commission propose en parallèle un « playbook » contre les menaces hybrides. L’idée serait de permettre une coordination rapide face à des cyberattaques, sabotages, incendies criminels, opérations de désinformation ou incursions de drones qui restent sous le seuil d’une attaque militaire conventionnelle.
Le projet ne remplace pas l’OTAN. Plusieurs gouvernements européens insistent d’ailleurs sur la nécessité d’éviter une duplication des structures militaires existantes. Bruxelles défend plutôt un mécanisme complémentaire, centré sur des menaces pour lesquelles les réponses policières, économiques, cyber, diplomatiques et militaires doivent être coordonnées.
Rien n’est encore adopté. La composition, les compétences et l’articulation avec l’OTAN devront être négociées. Mais le choix d’inclure Londres, Oslo, Kyiv et Ottawa montre que la Commission raisonne désormais sur un espace de sécurité européen plus large que les seules frontières institutionnelles de l’UE.







