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Inégalités mondiales : Mia Mottley soutient un panel international de suivi

Mia Mottley, Première ministre de la Barbade, à l’Assemblée générale de l’ONU en septembre 2026.
Photo d’archive : Mia Mottley, Première ministre de la Barbade, à l’Assemblée générale de l’ONU en septembre 2026.
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La Première ministre de la Barbade, Mia Amor Mottley, a rejoint l’initiative internationale qui appelle à la création d’un organisme chargé d’étudier et de suivre les inégalités économiques à l’échelle mondiale. Son soutien a été exprimé mercredi 14 octobre, pendant les réunions annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale à Bangkok. Selon Reuters, plusieurs gouvernements souhaitent établir un panel permanent capable de documenter les mécanismes qui creusent les écarts entre populations et entre pays. Cette initiative constitue une proposition institutionnelle encore en discussion, et non un organisme déjà officiellement créé.

Le projet s’appuie sur des travaux menés par des experts des inégalités, notamment autour du prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz. Il prévoit une structure internationale pouvant rassembler des données et fournir des analyses comparables, sur le modèle d’autres mécanismes de suivi scientifique mondiaux. Des pays tels que l’Afrique du Sud, le Brésil, l’Espagne, la Norvège, l’Allemagne et le Japon figurent parmi les soutiens annoncés. Les promoteurs cherchent à obtenir une reconnaissance formelle des Nations unies, mais la procédure et le calendrier restent à préciser.

Mia Mottley inscrit cette démarche dans une réflexion plus large sur la dette, les prix alimentaires, l’emploi et les effets du changement climatique. La progression rapide de l’intelligence artificielle ajoute, selon les défenseurs du projet, une nouvelle dimension aux risques de fracture entre les économies capables de financer les technologies et les autres. La Première ministre de la Barbade considère la réduction des inégalités comme une condition du développement et de la stabilité sociale. Cette position est celle d’une responsable politique soutenant une initiative multilatérale, sans préjuger des engagements futurs de chaque pays partenaire.

Les partisans du panel espèrent faire aboutir une résolution à l’Assemblée générale des Nations unies avant l’été suivant, mais aucun vote favorable n’est acquis. De nouvelles réunions entre États et experts devraient préciser ses missions, son financement et ses modalités de fonctionnement. Une fois définie, une telle structure pourrait éclairer le débat public et les décisions nationales, sans disposer pour autant du pouvoir de modifier directement les politiques fiscales ou sociales. La déclaration de Mia Mottley marque donc une étape de mobilisation diplomatique autour d’un projet qui doit encore être négocié et institué.

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