John Dramani Mahama compte également profiter de son déplacement aux États-Unis pour replacer la restitution des biens culturels africains et la justice réparatrice à l’agenda international. Le président ghanéen doit accueillir le 23 septembre à New York un événement intitulé « From Commitments to Action on Reparatory Justice », consacré à la coopération internationale pour le retour et la restitution des propriétés culturelles et du patrimoine. La rencontre se tiendra en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.
Le Ghana joue depuis plusieurs années un rôle actif dans les débats sur les réparations liées à l’esclavage, à la traite transatlantique et au colonialisme. Le sujet ne se limite pas aux compensations financières. Il englobe aussi la restitution d’œuvres d’art et d’objets patrimoniaux conservés dans des musées ou collections étrangères, la reconnaissance historique, l’accès aux archives et la création de mécanismes de coopération entre États et institutions culturelles.
Mahama veut faire passer le débat des déclarations de principe à des procédures concrètes. Les obstacles restent nombreux : provenance parfois complexe des objets, législations nationales différentes, statut juridique des collections publiques et négociations au cas par cas avec les musées. Plusieurs restitutions ont déjà eu lieu ces dernières années en Afrique, mais elles ne constituent pas encore un cadre international uniforme.
Le dossier s’intègre à une tournée américaine plus large comprenant des rencontres économiques et des échanges avec des investisseurs. Le gouvernement ghanéen cherche ainsi à associer diplomatie culturelle, justice historique et coopération économique. À New York, l’enjeu sera surtout de rassembler suffisamment d’États et d’institutions autour de mécanismes pratiques permettant d’accélérer les retours de biens culturels lorsque leur restitution est reconnue comme justifiée.







