Le gouverneur de la Banque populaire de Chine, Pan Gongsheng, appelle à ne pas réduire les déséquilibres de l’économie mondiale aux seuls taux de change. Lors d’une réunion des ministres des Finances et responsables monétaires du G20 à Bangkok, le 15 octobre 2026, il a défendu une approche plus large intégrant également les flux financiers internationaux. Son intervention intervient au moment où le yuan se renforce et où certains partenaires commerciaux demandent à Pékin de revoir sa politique monétaire. Cette déclaration constitue la position de la banque centrale chinoise dans un débat international toujours ouvert.
Selon le compte rendu repris par Reuters, Pan Gongsheng considère que le suivi des comptes courants ne suffit pas pour comprendre l’origine des déséquilibres. Ces comptes retracent notamment les échanges de biens et de services entre économies. Les mouvements de capitaux, les investissements, l’épargne et les politiques budgétaires influencent aussi les relations financières entre pays. Le gouverneur a appelé les économies excédentaires et déficitaires à agir conjointement pour parvenir à une situation plus équilibrée.
La Chine affiche un excédent commercial important, ce qui alimente des tensions avec des partenaires européens et américains. Certains critiques estiment que la politique de change chinoise contribue à ces écarts, tandis que Pékin affirme ne pas rechercher d’avantage compétitif par une dépréciation volontaire du yuan. Il faut distinguer ce désaccord d’analyse des données de marché du 16 octobre, qui montrent une appréciation récente de la monnaie. Une période de hausse ne permet pas de résoudre à elle seule un différend structurel sur le commerce mondial.
Les prochains échanges internationaux devraient porter sur les instruments pouvant corriger ces déséquilibres sans provoquer de volatilité excessive. Les gouvernements peuvent notamment débattre de la demande intérieure, des investissements et des règles commerciales. Les responsables de banques centrales surveilleront aussi les flux de capitaux et l’évolution du dollar. Pour l’heure, les propos de Pan Gongsheng traduisent la volonté chinoise de déplacer le débat au-delà du seul prix de sa devise.






