La politique migratoire de Donald Trump vient de subir un nouveau revers devant la justice. Un juge fédéral a annulé la mesure qui suspendait la délivrance de visas d’immigration aux ressortissants de 75 pays. Cette restriction avait été décidée par le département d’État au motif que certains demandeurs risquaient de dépendre des aides publiques après leur arrivée aux États-Unis.
Le tribunal estime que l’administration est allée au-delà des pouvoirs accordés au secrétaire d’État Marco Rubio. La législation américaine permet aux autorités d’évaluer individuellement si un demandeur risque de devenir une charge pour les finances publiques, mais elle ne permet pas d’écarter automatiquement des candidats simplement en fonction de leur nationalité.
La décision concerne notamment des ressortissants de plusieurs pays d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Asie et d’Europe de l’Est. Les refus reposant uniquement sur cette politique devront donc être réexaminés. Il ne s’agit toutefois pas d’une ouverture automatique des frontières. Chaque candidat reste soumis aux critères habituels de sécurité, de ressources financières et d’admissibilité prévus par le droit américain.
L’affaire illustre surtout les limites du pouvoir exécutif en matière d’immigration. Donald Trump dispose d’une importante marge de manœuvre pour durcir les règles d’entrée sur le territoire, mais ses décisions doivent respecter les compétences prévues par le Congrès. La bataille migratoire américaine continue ainsi de se jouer autant devant les tribunaux qu’à la Maison-Blanche.







