Masoud Pezeshkian envoie un signal de plus en plus clair en faveur d’une sortie du conflit avec les États-Unis. Le président iranien estime que le moment est venu de mettre fin à la guerre alors que Téhéran se trouve, selon lui, dans une « position de puissance et de dignité ». Un discours qui contraste avec la rhétorique beaucoup plus offensive d’une partie de l’appareil militaire iranien.
Pezeshkian défend notamment la reprise d’une voie diplomatique et rejette les critiques des responsables conservateurs qui l’accusent d’avoir accordé trop de concessions à Washington. Il continue également de défendre le mémorandum négocié avec les Américains en juin, malgré son expiration et l’absence d’un règlement politique durable.
Dans le même temps, les responsables militaires maintiennent une ligne beaucoup plus dure. Le chef d’état-major Ali Abdollahi a récemment assuré que les forces iraniennes étaient prêtes à répondre de manière dévastatrice à toute nouvelle menace. Cette différence de ton montre les tensions qui traversent le pouvoir iranien sur la stratégie à adopter face aux États-Unis.
Le débat devient d’autant plus important que l’économie iranienne subit le poids de plusieurs mois de conflit, des restrictions commerciales et d’une nouvelle offensive américaine sur les sanctions. Pezeshkian semble donc chercher une porte de sortie sans donner l’impression d’une capitulation. Pour Téhéran, toute la difficulté consiste désormais à transformer cette volonté de négocier en accord acceptable pour les différents centres de pouvoir iraniens.







