La Haute Cour du Cap occidental a ordonné la suspension temporaire de la procédure parlementaire de destitution visant le président sud-africain Cyril Ramaphosa dans le cadre de l’affaire dite « Farmgate ». Cette décision reporte les audiences publiques jusqu’à ce que la justice examine le recours du chef de l’État contre un rapport estimant qu’il pourrait avoir enfreint la Constitution.
L’affaire remonte à 2020, lorsqu’environ 580 000 dollars en devises ont été volés dans un canapé de son exploitation de Phala Phala. Ramaphosa affirme que cet argent provenait de la vente de buffles à un acheteur étranger, tandis que ses opposants s’interrogent sur l’origine des fonds, leur conservation en espèces et la gestion du vol. Ce scandale a durablement terni son image de dirigeant engagé contre la corruption.
La suspension de la procédure ne met toutefois pas un terme à l’affaire. Le président doit encore défendre sa position devant les tribunaux au début du mois de septembre. En attendant, il conserve le soutien de son parti, l’ANC, et reste en fonction à la tête de l’Afrique du Sud.




