L’Ukraine pourrait franchir une nouvelle étape majeure dans sa capacité de frappe à longue distance. Mykhailo Fedorov, ancien ministre ukrainien de la Défense, estime que Kiev pourrait disposer de missiles balistiques produits localement capables de frapper le territoire russe dans un délai de trois à six mois. L’objectif est clair : réduire la dépendance aux armes occidentales pour les opérations les plus sensibles.
Le programme ukrainien est déjà entré dans une phase concrète. Des industriels nationaux travaillent sur plusieurs projets de missiles et des essais ont été réalisés ces derniers mois. Volodymyr Zelensky a lui-même confirmé que l’Ukraine cherchait à accélérer le développement de ses propres armes balistiques, estimant que les premiers tests avaient montré un potentiel important.
Une telle capacité modifierait sensiblement le rapport de force. Jusqu’ici, Kiev s’est principalement appuyé sur des drones longue portée et des missiles de croisière pour attaquer des infrastructures militaires ou énergétiques en profondeur en Russie. Les missiles balistiques, beaucoup plus rapides et difficiles à intercepter, pourraient élargir considérablement les options ukrainiennes face aux bases, centres logistiques et installations militaires russes.
Mais le calendrier reste une estimation et non la confirmation d’une arme déjà opérationnelle. Passer d’essais prometteurs à une production en série fiable constitue un défi industriel majeur. Si Kiev y parvient néanmoins avant la fin de l’année, l’Ukraine disposerait d’un outil stratégique qu’elle pourrait employer sans attendre l’autorisation de ses partenaires occidentaux.







