Les tensions entre Moscou et Londres franchissent un nouveau palier. La Russie menace désormais directement le Royaume-Uni de « conséquences » après des informations selon lesquelles des drones de fabrication britannique auraient été utilisés par l’Ukraine pour mener des frappes à longue distance sur le territoire russe. L’ambassade russe à Londres estime que plus le Royaume-Uni s’impliquera dans le conflit, plus le « prix » à payer sera élevé.
Ces dernières semaines, l’Ukraine a intensifié ses attaques en profondeur contre des raffineries, des installations logistiques et d’autres infrastructures russes. Selon la presse britannique, au moins deux modèles produits au Royaume-Uni auraient participé à certaines opérations. Le ministère britannique de la Défense n’a toutefois pas officiellement confirmé leur utilisation dans ces frappes.
Londres ne semble pas prêt à reculer. Le gouvernement britannique affirme maintenir son soutien à Kiev et s’est engagé à fournir 150 000 drones à l’Ukraine d’ici la fin de 2026, dans le cadre d’un programme d’aide de 752 millions de livres. Le Royaume-Uni avait déjà autorisé auparavant la livraison de systèmes beaucoup plus puissants, notamment les missiles Storm Shadow.
La véritable inquiétude concerne maintenant la nature d’une éventuelle réponse russe. Moscou ne précise pas ce qu’il entend par « conséquences », laissant planer la possibilité de mesures diplomatiques, cybernétiques ou d’autres actions indirectes. Le bras de fer dépasse donc progressivement la seule relation Russie–Ukraine et renforce le risque d’une confrontation plus large entre Moscou et les principaux soutiens européens de Kiev.







