L’Union européenne prépare l’une des plus importantes extensions de sanctions individuelles contre la Russie depuis le début de la guerre en Ukraine. Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie européenne, a annoncé qu’une nouvelle série de désignations serait proposée à l’automne afin d’accroître encore la pression sur Moscou. Environ 1 600 personnes et entités russes pourraient être ajoutées aux listes européennes.
Si cette proposition est adoptée, le nombre total de personnes et organisations russes sanctionnées par l’UE augmenterait d’environ un tiers. Bruxelles compte particulièrement viser les acteurs liés au complexe militaro-industriel russe. Les mesures envisagées comprendraient notamment des gels d’avoirs, des interdictions de déplacement et des restrictions sur certaines transactions financières.
Cette nouvelle offensive arriverait seulement quelques semaines après l’adoption du 21e paquet de sanctions, qui avait déjà renforcé les restrictions visant les banques russes, les cryptomonnaies, les revenus énergétiques et la « flotte fantôme » utilisée pour contourner les mesures occidentales. Cette fois, Bruxelles privilégierait toutefois une longue liste de nouvelles désignations plutôt qu’un vaste ensemble de sanctions sectorielles, afin de faciliter l’accord entre les Vingt-Sept.
La proposition devrait être présentée aux États membres début septembre, avec l’objectif d’une adoption en octobre. Mais l’unanimité reste obligatoire. Le véritable défi de Bruxelles sera donc autant de sanctionner davantage Moscou que de maintenir l’unité européenne, alors que les précédents paquets ont parfois donné lieu à de longues négociations entre capitales.







