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Taxe carbone européenne – quels impacts pour l’Afrique

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L’essentiel

Ce que change le CBAM dès 2026 et comment les producteurs africains peuvent limiter la casse : secteurs, options et leviers.

Le CBAM entre en phase payante en 2026. Acier, aluminium, ciment, engrais : qui est exposé et comment limiter la facture côté africain ?


Le mécanisme carbone aux frontières (CBAM) est déjà en phase de reporting ; à partir de 2026, les importateurs devront acheter des certificats couvrant les émissions incorporées. Les secteurs concernés incluent l’acier, l’aluminium, le ciment, les engrais, l’électricité, l’hydrogène.

Pour l’Afrique, l’exposition varie. L’Afrique du Sud expédie de l’acier et du ferrochrome vers l’UE ; le Mozambique vend de l’aluminium (Mozal). La facture carbone dépendra de l’empreinte réelle des sites et de la capacité à la prouver.

Des pistes d’atténuation existent : mesurer et certifier l’empreinte, verdir l’électricité utilisée, et saisir les outils de suivi/coûts (calculateurs) pour négocier les prix. Des discussions sont en cours à Bruxelles pour simplifier l’application et réduire la paperasse pour une partie des entreprises.

Au-delà des usines, la compétitivité se joue aussi sur la logistique : quand le fret est cher, chaque euro de CBAM pèse davantage. D’où l’intérêt de programmes régionaux pour réduire les coûts de transport.