Le principal parti d’opposition tanzanien, Chadema, affirme que 51 de ses responsables ont été arrêtés et inculpés pour terrorisme. Selon son vice-président John Heche, les poursuites sont liées à des manifestations prévues le 7 juillet, finalement empêchées par un important déploiement policier.
Ces rassemblements devaient réclamer des réformes démocratiques après l’élection présidentielle contestée d’octobre 2025. La présidente Samia Suluhu Hassan avait été déclarée victorieuse avec 98 % des voix, lors d’un scrutin organisé alors que plusieurs figures importantes de l’opposition avaient été emprisonnées ou empêchées de se présenter.
Pour Chadema, le recours à des accusations de terrorisme marque un nouveau durcissement du pouvoir contre ses adversaires. Ces chefs d’accusation ne permettent pas la libération sous caution et peuvent entraîner des peines allant de dix ans de prison à la perpétuité. Le président du parti, Tundu Lissu, est lui aussi poursuivi dans une procédure similaire.
Le gouvernement n’avait pas réagi précisément à ces nouvelles inculpations au moment de la publication de l’AP. Il avait toutefois interdit les rassemblements politiques en invoquant des menaces sécuritaires. Cette vague de poursuites risque d’affaiblir davantage Chadema et de réduire l’espace accordé à l’opposition après un scrutin déjà dénoncé pour son manque de concurrence politique.






