La circulation commerciale dans le détroit d’Ormuz reste extrêmement réduite. Le trafic suivi par les spécialistes est tombé à son plus bas niveau depuis une semaine, alors que les affrontements et les tensions entre Washington, Téhéran et leurs alliés continuent de rendre l’une des routes maritimes les plus importantes du monde particulièrement dangereuse.
Selon les données de Kpler, seulement huit navires ont été suivis lors d’une récente journée de circulation, contre une moyenne d’environ douze sur les dix jours précédents. LSEG a également constaté une activité très inférieure aux niveaux observés avant le déclenchement de la crise, même si les méthodes de suivi peuvent différer et que certains bâtiments éteignent parfois leurs transpondeurs.
Le contraste avec la période précédant les affrontements est spectaculaire. Avant la fermeture et les restrictions imposées autour du détroit, plusieurs dizaines de navires supplémentaires pouvaient emprunter quotidiennement cette voie maritime. Le ralentissement actuel concerne directement les compagnies énergétiques, les armateurs, les assureurs et les pays dépendant des exportations du Golfe.
Cette situation explique pourquoi chaque évolution diplomatique entre Washington et Téhéran provoque des réactions immédiates sur les marchés. Même sans fermeture totale du détroit, le niveau de risque suffit à ralentir les échanges et à augmenter les coûts. Donald Trump affirme que les États-Unis contrôlent désormais militairement la zone, tandis que l’Iran refuse de reconnaître un retour à l’accord intérimaire. Pour le commerce mondial, Ormuz reste donc loin d’avoir retrouvé une situation normale.







